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Lettre au Président de la République "Affaire Audin"


 

Le mercredi 3 octobre 2018

 

Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la République Française,
Palais de l'Elysée - Rue Saint-Honoré
75008 - PARIS



Monsieur le Président,



Il y a peu, en vous rendant soumis, coupable et repentant chez son épouse, vous avez tenu à demander pardon et à reconnaître la responsabilité de la Nation dans la mort-disparition de Maurice Audin, professeur de mathématiques à la faculté d'Alger, communiste militant de l'indépendance, mais surtout porteur de valise notoire, collaborant avec l'ennemi le FLN, traître à la France et donc directement responsable de la mort de civils et militaires français en 1956 et 57.par son action de soutien auprès de l'ennemi.

En oubliant alors que l'Algérie était française, en accomplissant cet acte de "bravoure", lamentable et offensant pour l'armée française, vous avez publié un communiqué clair et scandaleux : " Le président de la République a […] décidé qu'il était temps que la Nation accomplisse un travail de vérité sur ce sujet. Il reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l'avaient arrêté à son domicile. […] Il est mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France."

Ces termes sont véritablement une insulte faite à l'armée française qui a perdu durant 8 ans en Algérie 27 500 militaires tués et un millier de disparus. Croyez-vous que ces propos diffamatoires sur notre Armée, alors en temps de guerre, soient raisonnables de la part du Président de la République ? Ne vous permettez pas de juger des actes et des décisions prises en temps de guerre, il y a plus de 60 ans, alors que vous êtes, aujourd'hui, en temps de paix confortablement installé dans votre bureau de l'Elysée.

Pensez-vous, Monsieur le Président, chef des Armées, que ces militaires qui ont rempli la mission que leur confiaient les politiques soient des criminels et des tortionnaires ? Aussi, que vous demandiez pardon pour la mort d'un traître à sa patrie laisse en revanche perplexe et indigné. Vous le savez, aucun de vos prédécesseurs à l'Elysée n'avait osé, à juste titre, se risquer à reconnaître la responsabilité de l'État français dans la mort de Maurice Audin, disparu après son arrestation en pleine bataille d'Alger. Alors que cette affaire, depuis 61 ans, dormait et était judicieusement oubliée, vous l'avez exhumée afin de satisfaire un électorat volatil et tenter de récupérer les voix des Français musulmans. Par la même vous avez ravivé des plaies qui étaient pratiquement fermées.

Déjà le 15 février 2017 lors de la campagne présidentielle vous aviez osé prononcer à Alger cette phrase scandaleuse : " La colonisation fait partie de l'histoire Française. C'est un crime contre l'humanité ! C'est une vraie barbarie." Cette injure publique portée alors à la France durant ce déplacement clientéliste de boutiquier électoral n'avait pas fait de vous un ami du Peuple Français que vous aviez traîné dans la boue et traité plus bas que terre !

Aujourd'hui, l'affaire Audin et vos propos outranciers sur l'armée française sont purement et simplement inacceptables. Après la démission fracassante du général de Villiers, cette nouvelle offense à l'Armée traduit, si besoin en était, le mépris que vous portez aux militaires.et la marque de défiance à leur égard.

Je vous prie de croire à l'expression de la considération due à votre fonction.


Christian PIQUEMAL
Président du Cercle de Citoyens Patriotes