Vers un gouvernement d'union nationale?


« Il est des causes générales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, l'élèvent, la maintiennent ou la précipitent. Tous les accidents sont soumis à ces causes, et si le hasard d'une bataille – c'est-à-dire une cause particulière – a ruiné un État, c'est qu'il y avait une cause générale qui faisait que cet État devait périr par le hasard d'une seule bataille »

Montesquieu − Considérations sur les Causes de la Grandeur et la Décadence des Romains

Les peuples font l'Histoire, mais ils ne voient pas l'Histoire qu'ils font.

Jamais, depuis 75 ans, la France n'a été aussi proche de sa fin.

Comment avons-nous pu laisser ainsi dépérir notre Patrie, reculant à chaque agression, nous vautrant dans les simagrées compassionnelles du « vivre-ensemble », du « padamalgam » et du « partage », acceptant des « accommodements raisonnables » par peur et par faiblesse, répondant aux sauvageries de l'adversaire par une charité chrétienne mal comprise, nous réfugiant dans d'inutiles repentances qui ne font qu'instiller chez les plus jeunes le mépris et la haine de leur pays, quand il faudrait au contraire le célébrer et le chérir, comme surent le faire les glorieux enseignants, hussards de la IIIème République ?

Comment avons-nous pu voir dépérir sans réagir cette civilisation millénaire que nos ancêtres ont forgé de leurs mains, de leur intelligence, de leur courage et souvent au prix de leur sang ?

En 48 heures, entre les Rameaux et Pâques, le martyre de deux de nos compatriotes − le Colonel Arnaud Beltrame et Mireille Knoll − nous rappelle simultanément, comme un signal ultime, à la fois l'honneur, la bravoure et le sacrifice d'un soldat et le terrible calvaire d'une vieille dame, rescapée de la Shoah, ignoblement massacrée parce que juive. Comme si, 73 ans après la chute du nazisme, une secte obscurantiste d'illuminés sanguinaires était prête à terminer le travail commencé par le Führer en 1933.

3 jours avant la présidentielle de 2017, après l'assassinat du policier Xavier Jugelé par Lotfi Djaziri sur les Champs Élysées, répondant à une journaliste qui lui demandait quelles mesures il comptait prendre pour réduire le terrorisme islamique, celui qui allait devenir Chef de l'État répondit naïvement « je ne vais quand même pas imaginer un plan anti-terrorisme en une nuit ! ».

Nous fûmes tous sidérés, au sens fort du terme. Quoi ? Après le Bataclan, Nice, Saint Étienne du Rouvray et tous les autres drames du quinquennat Hollande, ce qui apparaissait aux Français lucides et sains d'esprit comme le danger majeur à affronter pour le réduire n'était donc même pas dans les préoccupations du candidat ?

Il nous fallait Churchill, hélas, nous eûmes Chamberlain.

Voilà un an, ou presque, que Macron gouverne la France en guerre. Et, comme sous Hollande, rien n'a été fait. Ou plutôt si : la sortie de l'état d'urgence, la chasse aux patriotes, l'annonce d'une censure de fer sur internet pour briser une fois pour toutes les voix discordantes et − dérisoires préoccupations de l'exécutif au milieu de cette guerre qui fait rage − la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes et la scolarité obligatoire à partir de 3 ans (ce qui est d'ailleurs déjà le cas, de fait, pour 97% des enfants !)

On croit rêver… Le moins qu'on puisse dire, en termes mesurés, c'est qu'on observe une certaine déconnexion du régime face aux tragiques réalités du moment.

Macron, dit-on, serait peut-être assez intelligent pour prendre maintenant (enfin) la mesure de la situation. Hélas, je ne le pense pas. Formé aux méthodes Hollande, c'est l'homme des arrangements, des demi-mesures, l'esbroufe et le spectacle en plus.

Quand on est en guerre, ce n'est pas le droit qui compte, c'est la victoire.Premier devoir régalien de l'État, il s'agit maintenant de protéger la population des terribles catastrophes qui l'attendent. Les transports, les centres commerciaux, les salles de spectacles, les écoles, les centrales nucléaires, les attaques chimiques, l'empoisonnement de l'eau des villes, tout ce qui peut être imaginé dans l'horreur arrivera, dans les grandes villes comme dans les petites, si rien n'est fait, dès maintenant, pour mettre un terme à l'affaissement et à la reddition de la France.

Actuellement, Macron, seul, ne peut plus rien. Les marionnettes débiles d'En-Marche ne sauveront pas la France.

Dans l'urgence, il faut à la fois stopper l'immigration et mettre hors d'état de nuire les individus repérés comme potentiellement dangereux. Ils sont 20.000 ? Qu'à cela ne tienne, il faut les neutraliser, en extradant ceux qui peuvent l'être et en prenant des mesures de rétention administrative contre les autres. Les USA ont su réagir en ce sens sur leur sol, après Pearl Harbour, avec les Japonais − qui étaient loin d'être aussi dangereux que les djihadistes.

Que faire d'autre, quand l'ennemi, déjà sur place, contrairement à un ennemi traditionnel, ne cherche pas seulement à gagner des positions, ou à neutraliser ses adversaires, mais à mourir lui-même, dans l'espoir d'accéder immédiatement au paradis ?

Dans ce contexte, face à un tel péril mortel, la seule issue pour éviter encore les grands malheurs qui s'annoncent est un gouvernement d'Union Nationale. Il y a en France des personnalités de talent, suffisamment lucides pour comprendre la réalité de la situation, et aimant sans réserve leur pays et leur culture pour les défendre de la barbarie totale qui le menace.

Si Macron sait organiser un virage en ce sens, il entrera peut-être dans l'Histoire. Dans le cas contraire, c'est la France qui en sortira.