Entretien exclusif avec Christian PIQUEMAL

« L'immigration est massive, incontrôlée. Cela ira vers la disparition des Etats-nation et des populations … L'identité des grands pays et notamment de la France disparaîtra si un terme n'est pas mis à cette islamisation rampante qui est due à une immigration incontrôlée ».

Christian Piquemal radié des cadres de l'armée
Il a appris la décision après tout le monde… par la presse. Le Conseil d'Etat avait pris soin – fait rarissime – d'établir un communiqué destiné aux médias. L'intéressé n'a donc été prévenu par courrier que le lendemain. Nouvel acte d'humiliation pour l'ancien général de corps d'armée, l'ancien patron de la Légion étrangère. La décision est donc tombée il y a quelques jours. Le général Christian Piquemal a été radié des cadres de l'armée. Son recours annulé par un Conseil d'Etat sans doute aux ordres du pouvoir. Quel est le crime de Christian Piquemal ? Celui d'avoir participé à un rassemblement « interdit » à Calais, le 6 février 2016. Le général envisage un recours à la Cour européenne des droits de l'homme.



« Il fallait faire taire la Grande muette. J'ai servi « d'exemple ».
Ce 6 février 2016, le général Piquemal décidait de participer non pas à une manifestation, comme la dit faussement la presse parisienne, mais à un rassemblement, sans déplacement donc. Président du Cercle de citoyens patriotes, il souhaitait participer à une action pour protester contre l'immigration clandestine et les conditions insalubres des migrants installés sur la jungle de Calais. Peu de temps avoir pris la parole devant plusieurs centaines de sympathisants venus le soutenir ce jour-là, le général de Corps d'armée était arrêté sans ménagement, par les forces de l'ordre puis emmené dans un véhicule de gendarmerie. A l'époque, son arrestation avait soulevé de vives protestations, de responsables politiques notamment.

Des conditions de détention scandaleuses
Dans les heures qui suivent, l'ancien patron de la Légion étrangère est pla-cé en détention provisoire puis enfermé dans une cellule. « Il y a eu le comportement des policiers qui étaient chargés d'assurer ma garde. Certains en raison de mon âge et de ma fonction ont eu des égards que j'ai beaucoup appréciés. Mais il y a eu d'autres comportements qui me semblent scandaleux. Je suis resté deux jours complets dans un local entièrement fermé, sans fenêtre, avec juste une lumière artificielle. On m'a refusé la possibilité de me doucher, de me raser. On m'a refusé un crayon pour pouvoir préparer à 2 heures du matin ma défense ! La première nuit, j'ai été mis dans une geôle à quatre, par terre, à même le sol. Il faisait 4 degrés. »

Une période psychologiquement très dure pour l'ancien général de Corps d'armée
« Tout le monde sait parfaitement que l'Etat était derrière mon arrestation », poursuit le général. Ce n'est pas le préfet ou le procureur qui a ordonné ça ! Les ordres ont été donnés par Paris, par le ministère de l'Intérieur. On savait que j'étais sur place. Il y a eu véritablement un déploiement de forces pour pouvoir m'arrêter ! Cette période fut très pénible. Beaucoup de gens m'ont soutenu mais il y a eu aussi beaucoup de détracteurs. Des journalistes sont allés jusqu'à dire que j'étais de la graine de putschiste. Des comportements de la presse purement scandaleux. Rien de surprenant, la plus grande partie des médias est inféodée au pouvoir et depuis très longtemps. »

Immigration, islamisation :« La France est plongée dans la décadence »
« L'immigration est massive, incontrôlée. Cela ira vers la disparition des Etats-nation et des populations sous le chapeau du vivre ensemble… L'identité, elle, repose sur l'histoire, sur la langue. La France a quinze siècles de christianisme, seulement deux de république. La proportion est donc à l'avantage de cette religion chrétienne. L'identité des grands pays et notamment de la France disparaîtra si un terme n'est pas mis à cette islamisation rampante qui est due à une immigration incontrôlée ».

« Une cible privilégiée »
Le général Christian Piquemal en est convaincu. Il a été une cible privilégiée. « Le message était de dire : la Grande muette, vous devez vous taire ! Aux autres généraux qui auraient pu avoir le désir de s'exprimer, c'était une manière de leur dire : « Vous voyez le Général Piquemal ce qui lui est arrivé ! Il a été radié des cadres ! » Piquemal c'est la cible que l'on a prise pour sanctionner tout comportement, tout dérive qui ne respecterait pas le devoir de réserve. Il s'agit donc évidemment d'une mesure politique pour que les officiers généraux n'aient pas droit à la parole.

Entretien réalisé par Armel Joubert des Ouches